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Madison et Matthias II 9 mai, 2006

Posté par morviv dans : Non classé , trackback

Alors agé de quatre ans, ma mère dont le marin mari passait huit mois en mer, me laissait jouer dans la rue avec des gosses aussi hauts qu’une pomme. La rue était sans fin pour nos yeux d’enfants. Nous avions le droit de nous éloigner et même de jouer dans les fourrés. Il fallait faire attention aux voitures mais il y en avait peu. Il semblait alors que leurs conducteurs respectaient les vitesses ou faisaient plus attention. Je ne sais pas. En tout cas aucun d’entre nous ne s’est fait écraser.

Maman nous disait:  » Rentrez avant la tombée de la nuit. C’est ce que nous faisions. Nous n’avions pas de montre, pas de portable, pas de flics derriére nous. Nous faisions des conneries,déchirions nos vêtements, rentrions cabossés et les roues voilées. Parfois on mettait des cartes aux rayons.

Ma mère travaillait toute la journée. Les voisins surveillaient sans même que nous nous en rendions compte. Chacun connaissait l’autre. Les portes des maisons n’étaient pas fermées la nuit. Nous mangions les uns chez les autres et nos parents nous faisaient confiance. Y avait interêt. Les claques étaient rares, les martinets encore plus, mais quand la saison des remontrances était arrivée, celles ci volaient bas.

Nos parents nous faisaient confiance et vice versa. Les adultes n’étaient pas que des peaux de vache et s’ils nous arrivait de faire des farces, il ne nous venait pas à l’esprit de les faire tomber de vélo et de les injurier par » Qu’est ce que tu veux. Va te faire enculer ducon! »

Les adultes étaient des adultes. Ils nous respectaient et on les respectait. On ne se posait pas même la question.

Parfois cela me manque

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